DILANN TOURS MADAGASCAR

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LITTERATURE – LE CHOC DES CULTURES VU PAR ANNICK DE COMARMOND

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Elle est tombée amoureuse de l’île rouge il y a trente ans. Annick de Comarmond compose un recueil de nouvelles pour illustrer les merveilles du pays.

Malgache dans l’âme, Annick de Comarmond est une Française de souche née au Maroc. Elle vit dans la Grande île depuis plus d’une trentaine d’années, et incarne parfaitement la vision même qu’elle avait en composant son nouveau livre. L’ouvrage intitulé « Une, deux, carotte, navet » a été présenté au grand public, vendredi dernier à la librairie « il était une fois » à Ankorondrano. C’est un recueil regroupant une bonne vingtaine de nouvelles aussi plaisantes les une que les autres, tout en cherchant à ouvrir les yeux des lecteurs par rapport à ce choc de deux cultures, dont celle des Malgaches et celle des étrangers.
Dans l’ouvrage, l’auteure s’adresse principalement à deux types de lectorat. D’un côté, les autochtones ainsi que les « vazaha » ou « zana-tany » comme elle dit, qui se reconnaissent dans ces petites histoires, car retraçant leurs vécus au quotidien. De l’autre, les « vazaha » qui n’ont jamais eu l’occasion de visiter Madagascar, et à qui le livre s’adresse comme étant un recueil d’exotisme.
Ce choc ancestral entre deux cultures, l’auteure le vit chaque jour depuis trois décennies. Raison pour laquelle elle a voulu le retranscrire à sa manière avec ce livre. À l’image des titres composant le recueil tel que « graine de baobab », « ratsy vintana », « Gabrielle parle malgache » ou encore le « zébu en pierre ».

Anecdotique
Habituellement, l’écrivain ou l’éditeur attribue le titre d’un recueil en prenant celui d’une des nouvelles qui le composent. Cependant, le choix de «Une, deux, carotte, navet » diffère de ce genre de pratique. Elle provient plutôt d’une simple anecdote plus vieille que la colonisation. « L’histoire de cette expression provient du fin fond de l’époque de la monarchie malgache. Du temps où le Roi Radama a voulu faire de ses hommes une armée moderne à l’image des Européens », confie l’auteur, en rajoutant qu’« En ce temps-là, les Malgaches, pour se placer dans l’espace, utilisaient les points cardinaux. Contrairement à leurs instructeurs étrangers qui utilisaient la gauche et la droite. Il a été difficile de trouver un terrain d’entente, mais pas impossible. Ils ont ainsi eu l’idée de mettre à une main de chaque soldat, une carotte et sur l’autre main un navet. De cette façon, tout le monde s’y est retrouvé dans les exercices militaires », conclut Annick de Comarmond.

 

Harilalaina Rakotobe

 

http://www.lexpressmada.com/blog/actualites/litterature-le-choc-des-cultures-vu-par-annick-de-comarmond/

http://www.dilanntours-madagascar.com/

 

 

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18/10/2016
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