DILANN TOURS MADAGASCAR

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SCULPTURE – VRAI ET FAUX ART ZAFIMANIRY

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Seuls les ustensiles sont restés authentiquement« zafimaniry ».

 

Ils vivent dans une région inhospitalière dont les sentiers d’accès se transforment, en saison de pluie, en autant de torrents de boue, et à une altitude suffisamment élevée pour ressentir les rigueurs de l’hiver des hautes terres malgaches. Leurs villages s’appellent Antoetra, Ambohimitombo, Faliarivo, ou Vohitrandriana. Construits entièrement en bois sans le moindre clou, ils rappellent ceux de l’Imerina et du Betsileo des anciens temps.
L’art zafimaniry, basé sur le travail du bois, fut révélé au public à la suite d’une période de disette qui les obligea à vendre une partie de leur mobilier au marché d’Ambositra. L’arrivée de ces objets richement sculptés constitua une révélation pour les amateurs d’art. Les Zafimaniry eux-mêmes ne tardèrent pas à comprendre tout le profit qu’ils pourraient en tirer. Il y eut alors une prolifération de ce qu’on appelle communément « meubles zafimaniry », un terme couvrant en réalité une gamme hétérogène d’ouvrages parfois réalisés par d’authentiques Zafimaniry, mais sous des influences ou suivant des commandes étrangères. C’est ainsi que la fameuse chaise zafimaniry n’est qu’une imitation de sièges très courants en Europe du Nord, et qu’on retrouve dans différents pays où les missionnaires ont séjourné. Pris par les promesses de profit, les Zafimaniry  comprirent aussi que la clientèle, notamment européenne, recherche souvent des objets d’apparence ancienne. Ils se sont ainsi mis à « vieillir » artificiellement leurs produits, en les patinant par des procédés connus d’eux seuls. L’impact du christianisme, enfin, s’est traduit par la fabrication de statuettes inspirées des Écritures,  allant des crucifix aux apôtres, en passant par les diables…
Le vrai art zafimaniry se découvre, au contraire, à travers les objets à usage domestique tels que les métiers à tisser, les ustensiles de cuisine, et les divers récipients. On peut aussi citer le petit briquet zafimaniry appelé « kapeky », qui renferme un morceau de fer, du silex, et de l’amadou. Le « zafimaniry » authentique est enfin très présent dans les éléments de construction comme les fenêtres, les portes, et les poutres.
Des chercheurs ont essayé d’interpréter cet art par l’analyse de ses motifs. Certains y trouvent des éléments présents dans des îles indonésiennes. D’autres discernent des similitudes avec la rosace, la Croix de St André, ou même l’Union Jack. Le Zafimaniry, lui, se contente de répondre que les ancêtres travaillaient déjà le bois ainsi…

 

http://www.lexpressmada.com/blog/magazine/bemiray-pour-que-la-mer-ne-soit-plus-la-limite-de-notre-riziere-15-59134/

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07/05/2016
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