DILANN TOURS MADAGASCAR

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ENTREPRISE – LA FILIÈRE BAOBAB CHERCHE A ÉVOLUER

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Le fruit du baobab est utilisé par les populations africaines depuis des géné­rations. Il se présente actuellement comme une importante source de revenus.

Morombe figure parmi les localités de prédilection des baobabs à Madagascar, mais « où leurs exploitations sont aussi peu connues », comme en a témoigné hier Marie Jeanne Rabarintsoa. Cette dernière œuvre en tant que gérante de l’entreprise Miconfi, spécialisée dans la transformation agro-alimentaire, notamment des fruits tropicaux de cette zone. Le problème de financement, l’absence d’équipements appropriés pour certaines opérations difficiles, ou encore l’ignorance des bonnes pratiques de fabrication constituent un frein pour la valorisation de cette filière.
Car comme l’indique « le guide technique destiné aux transformateurs locaux », édité par le centre de Coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD), « Le problème majeur souligné au cours de la transformation du fruit reste lié à la conservation des qualités nutritionnelles jusqu’au produit fini. Par ailleurs, l’ensemble du procédé de transformation demande à être mieux maîtrisé, pour parvenir à stabiliser et à mieux conserver les produits intermédiaires (poudre de baobab) et transformés (nectar, sirop) ».

Source de revenus
Mais bien que cet arbre ne fait pas encore l’objet d’une importante transaction commerciale, il se présente cependant comme source de revenus pour la population. En effet, les femmes membres de l’EFOI (Entreprendre au féminin, océan Indien) de Toliara se sont vues dispenser une formation initiée par le centre d’Information technique et économique (CITE) d’Ambatonakanga sur sa transformation, dernièrement.
Et suite aux appuis des ingénieurs agro-alimentaires, les perspectives de cette filière à Morombe sont actuellement prometteuses. De petites entreprises comme Miconfi travaillent, de manière artisanale, la pulpe de Baobab comme matière principale pour la production de confiture, d’huile, de jus. « Nous projetons de produire du yaourt très prochainement », nous a confié Marie Jeanne Raba­rintsoa.
Mais faute de moyen, ces petites entreprises ne peuvent que se contenter d’un faible rendement sur la production, principalement destinée pour le marché national, voire régional. De plus, « des investisseurs étrangers accaparent les ressources mais aussi le marché en ce moment, et nous ne saurions être compétitives de ce fait », s’est-elle plainte.
Pourtant, « le produit intéresse l’industrie cosmétique. Sur les rives du Mangoky, l’équipe du Cirad a prélevé des échantillons pour les laboratoires de la marque Yves Rocher, qui a participé aux frais de la mission. L’entreprise n’est pas la seule à s’intéresser aux fruits, aux feuilles et aux graines du géant des forêts, qui pourrait bien devenir une vedette des rayons beauté », nous a rapporté l’Express France dans un article publié en 2010.

 

Rado Andriamampandry

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30/09/2016
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